Posted on Juil 11, 2011 in Livres

Aby Warburg – Écrits 1
Miroirs de faille
à Rome avec Giordano Bruno et Édouard Manet, 1928-29

Site de l’éditeur : Atelier de l’écarquillé

Les écrits de l’historien de l’art Aby Warburg (1866-1929) enfin traduits en français !
une collection publiée par les éditions de L’écarquillé en coédition avec Les presses du réel.

La collection qui voit le jour avec ce premier volume se propose de mettre à la disposition du public francophone un certain nombre d’essais et de notes en partie inédits, et d’apporter ainsi un éclairage nouveau sur tout un pan des recherches de Warburg, en apparence fort éloigné du champ de la culture figurative de la Renaissance. Elle entend contribuer à repenser l’oeuvre d’une des figures qui ont le plus profondément marqué notre tradition culturelle et figurative.

Ce premier volume, en librairie fin juin, présente une coupe – un écorché – des deux dernières années de la vie de Warburg. Entre les lignes d’un carnet de voyage rédigé à quatre mains avec son assistante Gertrud Bing, c’est aussi tout le grand projet de l’Atlas Mnémosyne que l’on voit prendre forme au fil des pages. Le livre, construit à la fois comme un journal de pensée et un laboratoire d’écriture, introduit le lecteur au coeur des questions qui agitent Warburg à la fin de sa vie, et l’invite à entrer dans son oeuvre à rebours.

Il inaugure une série de 6 volumes. Cet ensemble comblera en partie le retard considérable pris par l’édition française sur les éditions italienne, allemande et anglaise existantes. Cette édition se distinguera toutefois de ces dernières, proposant un parcours de lecture différent qui suivra l’état le plus contemporain de la recherche. Cette publication est réalisée en collaboration avec les plus grands spécialistes européens d’Aby Warburg. La collection est dirigée par Maurizio Ghelardi, Susanne Müller et Roland Recht.

Cliquez ici pour accéder à la page consacrée à la collection

Extrait de la quatrième de couverture :

« Il y a un thème de l’histoire de la philosophie qui a passionnément occupé Warburg durant ces derniers mois et qui semblait l’attirer, lui qui s’était jusqu’alors tenu à l’écart de ce domaine, dans des espaces nouveaux et inconnus. Ses dernières études étaient consacrées à la personnalité et aux écrits de Giordano Bruno. Je lui avais moi-même souvent signalé Bruno car je sentais que, mieux qu’aucun autre, il était appelé à résoudre l’énigme de cet homme dont la pensée se meut entièrement dans ce qui relève de l’image et reste attachée à elle. »

Ernst Cassirer, Éloge funèbre du professeur
Aby M. Warburg, 5 novembre 1929.

À travers la figure de Giordano Bruno et la lecture du Déjeuner sur l’herbe de Manet, Aby Warburg, le grand spécialiste de l’art de la Renaissance, nous invite à quitter les chemins balisés de l’histoire de l’art. Reprenant la question de la migration des symboles, sur laquelle il s’était longuement penché en étudiant l’héritage et les survivances de l’Antiquité, Warburg s’intéresse désormais au nouvel espace de pensée que l’homme a conquis avec la naissance de la science moderne.

C’est à Rome, dans cette ville qui a gardé visibles toutes les couches de son passé et où affleurent toutes les traces de la culture visuelle européenne, que Warburg va nourrir ses ultimes réflexions et les jeter, éparses, sur le papier.

Journal de pensée, laboratoire d’écriture, ce volume présente une coupe – un écorché – des deux dernières années de la vie de Warburg. Entre les lignes d’un carnet de voyage rédigé à quatre mains avec Gertrud Bing, c’est aussi tout le grand projet de l’Atlas Mnémosyne que l’on voit ici prendre forme.

Textes établis et présentés par Maurizio Ghelardi